Onze voeux pour 2008
1° Qu'à la fin de son deuxième mandat, en Avril 2009, Bouteflika respecte la Constitution du pays et ne postule pas pour un troisième mandat, qui sera le mandat de trop et coûtera très cher au pays ;
2° Que l'élection présidentielle d'Avril 2009 aboutisse à l'émergence d'une figure jeune et propre ( homme ou femme, peu importe ), démocratiquement élue ;
3° Que le nouveau Chef d'Etat, jeune et propre, dissolve, au plus vite, l'APN et le Conseil de la Nation, pour permettre l'avénement d'hommes jeunes et propres dans ces deux institutions minées par la corruption et qui font honte à la jeune Démodratie algérienne ;
4° Que la nouvelle APN et le nouveau Conseil de la Nation soient, contrairement à toutes les législatures qui les ont précédées, composées de députés et de sénateurs majoritairement honnêtes et avant tout dévoués aux populations qu'ils représentent. Les ripoux qui, comme la mauvaise herbe, survivront au ras de marais souhaité, y seront minoritaires et sans aucune influence ;
5° Que le nouveau gouvernement soit majoritairement formé d'hommes et de femmes intégres et compétents, au seul service du pays et non pas de leurs mentors ;
6° Que tous les droits des algériens soient respectés et leurs devoirs accomplis sans aucune discrimination d'ordre régionaliste ou sexiste ;
7° Que les algériens soient rationellement utilisés selon leurs compétences et leurs qualifications professionnelles par les différentes institutions du pays, dans tous les domaines et non pas selon les humeurs versatiles des chefs incultes et cupides du moment ;
8° Que les recommandations et conclusions des rapports sur les réformes institutionnelles, élaborés sous l'autorité de différentes personnalités nationales, dont la compétence et l'intégrité sont unanimement reconnues, soient sortis des tirroirs de la Présidence de la République et mis en oeuvre immédiatement ;
9° Que, pour le recrutement et l'emploi des jeunes, la priorité soit donnée à la compétence et non pas à la famille ou à la région, comme c'est le cas jusqu'à présent ;
10° Que les compétences et les entreprises algériennes avérées passent avant leurs homologues étrangères, attirées par le seul profit immédiat à tirer d'un pays, hier encore voué aux gémonies ;
11° Enfin, last but not the least, que la paix et la sécurité soient imposées dans tous les coins et recoins de notre vaste pays. C'est la seule manière d'attirer les capitaux étrangers car l'argent est versatile et fuit l'instabilité et le désordre. A l'instar de partenaires occidentaux, nos "frères" du Golfe n'investiront que des poussières en Algérie tant que les indices d'une paix, une sécurité et une stabilité durables ne sont pas au vert ;
Troisième mandat
Succession de Bouteflika : le mauvais génie et les deux sages
Il n'est un secret pour personne que grâce aux fibres régionaliste d'abord et islamiste ensuite qui le lient étroitement à Abdelaziz Bouteflika, Belkhadem est arrivé à exercer une grande influence sur le Président de la République physiquement et moralement affaibli par une maladie handicapante.
Said Bouteflika et Nourdine Zerhouhi, notamment "souffrent" considérablement de cette influence néfaste mais n'arrivent pas à y soustraire le Président, de plus en plus charmé par la seule et unique thèse de Belkhadem, dont la duplicité avec les islamistes a été dévoilée au grand jour en 1991 : réviser la Constition pour rendre irréversible la main mise sur le pouvoir par le Clan d'Oujda, dont il veut s'ériger en héritier, pour services rendus.
Said Bouteflika et Zerhouni, les gardiens du temple tlemcénien, souhaiteraient que le témoin passe de Abdelaziz Bouteflika dont ils connaissent la gravité de la maladie à un autre membre du Clan jeune et mieux portant, suivez mon regard car une mort subite du Président serait catastrophique pour l'ensemble du Clan qui sera exterminé, comme il a lui même décimé ses adversaires.
Cette voie, qui est de plus en plus explorée par le premier cercle présidentiel, met dans tous ses états Belkhadem et annihile sa "stratégie" diabolique de conditionnement du Président grâce aux zouis et à quelques sbires du FLN.
L'hystérie du derviche tourneur ne fait que commencer.
La place du Randou
Il faut nous dire avec qui vous êtes, M. Ouyahia !
Le jeu de yoyo auquel vous vous livrez depuis quelques mois est malsain et vous sera fatal car, le moment venu, Abdelkader Bensalah, qui n'a obtenu la nationalité algerienne qu'en 1964, et la clique d'Oujda, vous éjècteront , sans état d'âme ( pour reprendre une de vos formules préferées ), comme ils l'ont fait avec votre prédécesseur, M Benbaibeche.
Ainsi, ils auront les mains libres pour imposer aux Algériens et à l'Algérie la mentalité pourrie, étrangère à nos moeurs et valeurs millénaires, qu'ils charrient.
Le viol de la Constitution de 1996, massivement approuvée par le peuple algérien , constituera la dérive de trop qui fera éclater la cohésion, la stabilité et l'unité nationales que même le terrorisme islamiste et ses relais intérieurs et exterieurs n'ont pas pu réaliser.
Qui que nous soyons et où que nous soyons, disons donc : BARAKAT ! BEZEF ! ASSEZ ! BASTA aux islamistes en alpaga, qui cherchent à mettre le feu au pays pour conserver un pouvoir usurpé en 1999, à cause de la naiveté des "décideurs" de l'époque.
Notre détermination collective va, sans aucun doute, pousser ces coopérants à rentrer chez eux.
Le plus tôt sera le mieux.
Il n'est jamais trop tard pour bien faire.
La place du Randou est avec les Démocrates et non pas avec les Islamistes avides de sang et d'argent.
Sans rancune ! Bienvenue dans l'humble maison des Démocrates pour défendre ensemble la Constitution de 1996 et tous les acquis politiques, sociaux et économiques des Algériens que les Islamistes de la Présidence, du FLN et du MSP veulent remettre en cause aujourd'hui, en catimini.
Vive l'Algérie démocratique et moderne.
Les "bonnes" habitudes ne se perdent jamais
La tradition de nos dirigeants d'accumuler des "trésors de guerre" est vieille comme le FLN.
Rappelez vous le fameux "trésor du FLN", "Le fonds de Solidarité" et les "reliquats des Ambassades" ( 20 millions de dollars ), écrémés par Bouteflika pour, selon lui "faire face aux éventuels mauvais coups de nos adversaires".
Aujourd'hui que les caisses sont pleines à craquer de dollars et de vieux dinars, pensez-vous que ces gens là vont se priver pour consolider leurs assises personnelles et claniques ?
Quant au peuple, il est toujours puni pour avoir préféré Chadli à "l'héritier naturel" de Boumediène, en 1979.
"L'élite" asservie s'occupera de le maintenir en laisse par tous les moyens diaboliques possibles et imaginables et quand il osera revendiquer ses droits, de plus en plus maigres, il est violemment réprimé.
En tous les cas la marmite algérienne n'arrête pas de bouillir, qu'en sortira-t-il ?
Seul Dieu le sait.
Flagorneries
Celui qui établit un bilan sans complaisance des deux mandats de Bouteflika depuis 1999, s'apercevra, que "les réalisations" du Raïs représentent en réalité peu de choses.
Le premier mandat a été essentiellement consacré aux déplacements à l'étranger pour asseoir la base diplomatique du clan et affaiblir ses "ennemis", en l'occurrence l'ANP et les Services de sécurité implicitement menacés d'être livés au le TPI par les proches de Bouteflika.
Toutes les réformes promises à grand renfort de publicité : Etat, Justice, Education, Statut de la famille, Economie, Finances, Agriculture, Santé etc.. sont finalement restées dans les tirroirs de leur destinataire final, la Présidence de la République.
La Concorde civile adoptée dès 1999 n'a pas permis de faire baisser le nombre des victimes du terrorisme islamiste évaluée de 1999 à 2008, à des milliers, entre morts et blessés.
Les conditions de vie des Algériens se sont gravement déteriorées et les catastrophes naturelles ne les ont pas non plus épargnés.
Le premier mandat de Bouteflika, candidat contre lui même, aprés le retrait de ses six autres concurrents, à jamais terni par le sang des 136 victimes du "Printemps Noir" et l'assassinat du jeune Guermah Massinissa que Zerhouni avait honteusement traité de voyou, allait se terminer par un viol flagrant de la Justice algérienne dans l'affaire du "Congrès du FLN" et l'éviction manu militari de Boumaza de la Présidence du Conseil de la Nation.
Le deuxième mandat était exclusivement consacré à la consolidation du Clan d'Oujda, dont les membres ont été nommés, souvent en catimini, à coup de décrets non publiables, aux postes de commandement de toutes les institutions de la République et à l'exploitation massive et sauvage des richesses naturelles non renouvelables du pays pour procurer au clan les ressources financières nécessaires à sa consolidation et à son maintien au pouvoir.
La cagnotte est utilisée sans vergogne pour acheter le silence de tous les contestataires nationaux et étrangers.
Ouyahia était "l'oeil de Moscou". Il devait donc être neutralisé.
Ce qui fut fait au profit d'un homme-lige, aigri et revanchard, qui a été resuscité par Bouteflika après avoir été chassé de l'APN pour duplicité avec les islamistes et intelligence avec une puissance étrangère, en l'occurence l'Iran des Ayatollahs.
Si l'Etat s'enrichit grâce à la concession aux compagnies étrangères des ressources naturelles du pays, le peuple méprisé s'enlise de plus en plus dans la paupérisation la plus abjecte.
Il devient la proie de maladies moyenâgeuses et ses enfants, dipômés ou non, majoritairement livrés à eux mêmes et aux vagues de la Méditerranée.
Il a, d'ailleurs, été humilié et insulté à maintes reprises par "l'enfant prodige du FLN", né et éduqué selon des valeurs étrangères aux nôtres. C'est à dire : il sait s'écraser quand il est en position de faiblesse et écraser les autres sans pitié quand il se sent en position de force.
Ceux qui lui ont offert le pouvoir sur un plateau d'or ont été éliminés les premiers.
Ils le méritent.
Aujourd'hui, le Clan s'agite de nouveau dans la perspective de la révision constitutionnelle.
S'il arrive à la faire passer, il assurera sa pérennité au pouvoir et la domestication politique et sociale du pays.
Au delà donc du troisième mandat c'est de l'avenir du pays qu'il s'agit. Ceux qui hésiteront le regretteront comme l'ont amèrement regretté ceux qui avaient favorisé l'avénement de Bouteflika en 1999, dans le seul but de se venger des Chaouis qui "gouvernaient" le pays.
L'obstination du Clan d'Oujda à demeurer au pouvoir contre la volonté de la majorité des Algériens ouvrira la voie à toutes les dérives, qui ne feront qu'affaiblir davantage le pays qui porte encore vivaces les stigmates de 15 ans de guerre civile.
Ensemble disons non aux voleurs et aux violeurs de la Constitution.
La logique du "coup d'Etat permanent" :
Ouyahia a le droit de choisir et de soutenir le candidat qu'il veut.
C'est sa réputation et celle du Randou, le plus grand complexe de fraude électorale du pays, avant même le fln, qui sont en question.
Violer une Constitution, qui a rarement été appliquée ne devrait pas poser un gros problème de conscience aux dirigeants de ces deux partis et à leurs représentants désignés à l'APn et au Conseil de la nation.
Bouteflika, l'enfant gateux du système, qui n'est pas à un scandale près, verra donc son avant dernier caprice réalisé et aura sa sucette ( le 3ième mandat ) pour l'amuser, tandis que les politiciens véreux se livrent à coeur joie au pillage de l'argent amassé par le vieux aux dépens du bien être, de la santé et de l'éducation de ses enfants et petits enfants.
Selon le "deal" qui aurait été passé entre les deux hommes et leurs parrains respectifs, en 2014, Bouteflika, si Dieu lui prête encore vie, devrait annoncer son soutien au candidat de la "nouvelle" génération, c'est à dire Ouyahia, qui aura 62 ans.
Bouteflika avait cet âge en 1999.
Entre temps, le terrorisme islamiste, la harga, le chômage, la corruption, le régionalisme, les maladies , la criminalité et d'autres fléaux et maux sociaux auront fait des centaines de milliers d'autres victimes, qui seront portées au compte Pertes et Profits du bilan désastreux de Bouteflika.
Le peuple "souverain", dont l'indépendance, la liberté d'expression et le droit de choisir librement ses représentants ont été confisqués dès 1962, doit encore attendre car la démocratie nécessite un long et dur apprentissage que ni Bouteflika ni Ouyahia ne sont prêts à entreprendre.
Décidément, on n'est pas encore sorti de la logique du "coup d'Etat permanent".
A chacun son "Dada" :
Mais quelle mouche a donc piqué nos amis du RCD, pour commettre un blasphème à nul autre pareil, celui de dire tout haut ce que l’écrasante majorité des algériennes et des algériens pensent et disent tout haut mais ne sont pas entendus : c’est trop, y en a marre, bezef,assez, basta des avantages et privilèges que les enfants et les petits-enfants de Moudjadines, vrais et faux confondus, et non pas les veuves et les orphelins des Chouhada authentiques, ne cessent de demander et d’obtenir.
Savez vous que le budget du ministère des anciens moudjadine et ayant droits vient juste après celui de la Défense et de l’Education nationales ?
Merci le RCD de lever ce coin de voile et merci aussi de poser la question suivante au ministre des finances, qui joue actuellement à l’autruche pour ne pas avoir à répondre à des questions sur les effets de la crise financière internationale sur notre pays : combien coûtent au pays ces milliers de cadres "supérieurs", à la retraite et qui ont été nommés à la pelle par les gouvernements successifs, souvent pour quelques mois ?
Une étude a été élaborée mais elle n’a jamais été rendue publique, tout comme d’ailleurs, les rapports commandés par Bouteflika aux différentes commissions installées par lui, avec tambours et trompettes.
Cette étude indique en gros que ces retraites dorées, indexées sur le coût de la vie, qui court plus vite que Morceli et Boulmerka réunis, représentent l’équivalent de deux millions d’emplois à durée indéterminée avec un salaire mensuel moyen de 25 000DA.
Vive les Démocrates de tous bords !
Un soutien bien embarrassant :
Déclaration de soutien de Powell le Républicain à Obama le Démocrate.
Quel panache !
Seuls Colin Powell ou le Révérend Jessie Jackson, le digne héritier de Martin Luther King, sont capables de gestes aussi grandioses.
En effet, les intérêts des USA passent avant tout et ils commandent aujourd’hui qu’un représentant des minorités soit porté à la Présidence de la Fédération pour réparer moralement les dénis commis contre ces minorités ( Indiens,Noirs, Latinos, etc…)depuis l’indépendance des Etats unis d’Amérique, il y a un peu plus de deux siécles.
Il y a cependant un seul risque et il est important : que les extrêmistes Blancs du parti Républicain disent que Powell soutient Obama parce qu’il est un Noir.
En effet, des sondages effectués récemment montrent que 99% des Noirs vont voter pour Obama.
Et si, en réaction à cette position, 99% des Blancs votaient pour Mc Cain ?
En tout état de cause,le fait d’avoir appelé à "un urgent et nécessaire changement générationnel", lui qui est moins agé que Mc Cain, honore considérablement Powell.
Pourvu que son appel, sage et sensé , soit également entendu par les vieux dirigeants des pays du Maghreb qui s’accrochent encore pathétiquement à leurs koursis.
L'« affaire des 43 milliards » : lapsus ou pavé dans la mare présidentielle ? :
Ouyahia a déclaré, il ya quelques jours : « nous avons placé 43 milliards de dollars us en bons de trésor américains, à 3% par an. Ces fonds nous rapportent 4,5milliards de dollars us par an d’intérêts ».
Or un simple calcul de règle de trois montre que pour avoir un rendement annuel de 4,5 milliards, il faut un capital de : 4,5 X 100 : 3 =150.
Ouyahia a-t-il fait un lapsus ou a-t-il jeté un pavé dans la mare présidentielle ?
En tous les cas, il semble qu’on est bien face à une nouvelle « affaire de Sandouk Ettadamoune ( Fonds de Solidarité ) » de Ben Bella, dans les années 1962-63, à une nouvelle « affaire des 26 milliards » soulevée dans les années 1990 par M. Abdelhamid Brahimi, dit « Abdelhamid la Science » ou à une nouvelle « affaire des reliquats des ambassades et des consulats », traitée par la Cour des Comptes, dans les années 1980.
Dans les trois cas ça sent bien le roussi.
Une question de position :
Lorsqu'on lui a demandé pourquoi il était fier de répéter à qui veut l'entendre qu'il avait mis l'Algérie à genoux, Sid Ahmed Ghozali, alias "papillon", avait répondu :"parce que je l'ai trouvée couchée à plat ventre".
Faute de pouvoir remettre rapidement le pays debout, le prochain Président de la République, devra alors demander aux cadres algériens qu'il trouvera en place de faire face au problèmes car jusqu'à présent ils les ont souvent "affrontés" de travers ou leur ont même tourné le dos.
C'est pour cela qu'ils ne sont jamais arrivés à les règler définitivement.
Bon courage !
Zéroual, un revenant qui dérange :
La rumeur concernant le retour à la politique de Liamine Zéroual est-elle vraie ou fausse ?
En tous les cas, c'est une bonne nouvelle, qui constitue une bouffée d'air pur, en ces temps de pollution quasi-générale.
En 1995, Zeroual a réussi une belle élection, qui a malheureusement été gâchée par les incompétents qui l'entouraient, qui n'ont pas su exploiter le capital-estime que cette élection propre avait généré, en Algérie et à l'étranger, pour prendre les mesures courageuses dont le pays avait besoin d'urgence.
Souvenez-vous des files interminables devant les bureaux de vote, en Algérie et devant nos consulats et ambassades.
On ne pouvait pas dire que nos compatriotes émigrés étaient forcés de le faire s'ils n'étaient pas convaincus de leur soutien à un Président dont ils avaient senti la sincèrité et l'honneteté foncières.
Si Zeroual se présentait en 2009 contre Boutef, son vieil ainé, il le battrait certainement à plate couture, tant ce dernier est devenu impopulaire.
Le peuple lui demanderait alors une seule chose : ramener le mandat présidentiel à un seul, de 6 ans non renouvelable et celui des députés et membres du conseil de la nation à un seul, de 3 ans, non renouvelable et ce afin de ne pas permettre à ces fous du pouvoir qui dirigent le pays de s'accrocher désépérément au koursi.
En tout état de cause, comme l'a dit Alexandre Adler, Directeur de l'hebdomadaire Le Courrier International, "Zeroual est plus démocrate que Bouteflika et Boumediène, l'a été plus que Ben Bella".
Comme par hasard, les deux "dictateurs civils" ont un dénominateur commun.
Le Loup et l'Agneau :
Depuis que le monde est monde, face aux abus et dérives graves de ses dirigeants, qui pourraient constituer une menace sur son existence, la cohésion sociale, l'unité, la stabilité et la sécurité nationales, une communauté humaine a le droit souverain et sacré de faire procéder d'urgence au changement de ces mauvais dirigeants, par tout moyen possible approprié.
Le "redressement" ou "sursaut révolutionnaire" auquel le Président Bouteflika a pris activement part contre le Président "élu", M. Ahmed Ben Bella,le 19 Juin 1965, est un exemple parmi tant d'autres.
Au lieu donc de crier au loup,inventé par une mentalité cupide et obstinée,il vaudrait mieux faire son mea culpa et tirer les conclusions qui s'imposent.
Bilans :
CUPIDE, OBSTINE et de plus en plus ISOLE, le clan au pouvoir actuellement oublie une règle élémentaire en matière de bonne gouvernance d'un pays : On peut décider de son plein gré de partir sur un bilan positif, mitigé ou contrasté mais on est souvent chassé du pouvoir pour un bilan désastreux.
C'est donc, à mon avis, le meilleur moment pour nos frères, visiblement fatigués et en panne cruelle d'imagination positive, de passer le témoin à une équipe plus jeune, compétente, physiquement, intellectuellement et moralement capable de diriger une nation qui l'aura élue démocratiquement.
La nouvelle équipe se fera le devoir de ne jamais oublier leurs sacrifices et les efforts déployés par les uns et les autres pour maintenir debout notre pays, malgré tous les mauvais coups qu'il a reçus de toutes parts.
C’est dommage, de couper sa main pour un dernier épi ( aala akhar sboula gataa yadou ), qui n’ajoutera absolument rien à la récolte générale.
Bien au contraire, il pourrait la faire pourrir car ce serait l’épi de trop, l’épi malade.
L’appel du Président Liamine Zeroual constitue en ce sens une perche salutaire qu’ils doivent raisonnablement saisir pour une sortie honorable.
Demain, il sera vraiment trop tard.
Avis des lecteurs :
1-Oui Monsieur Benrabah, le SILENCE RESPONSABLE de notre respectable Institution Militaire signifie clairement qu’elle désapprouve totalement le putsh institutionnel que Bouteflika et les 500 renégats de l’APN et du Conseil de la Nation ont commis, le 12 Novembre 2008.
A travers un de ses dignes fils, le très respecté Président Zeroual, elle montre qu’elle partage entièrement l’avis de la majorité de la societé algérienne, qui est pour une alternance au pouvoir, MAINTENANT.
Ou El Fahem Yafhem.
2-Hélas, mille fois hélas, Chers frères et soeurs, la confiance et la crédibilité qui ont été laborieusement rétablies, de 1990 à 1998, au prix de lourds sacrifices consentis par notre respectale ANP, tous corps confondus,ont été détruites par une classe politique véreuse, prédatrice et irresponsable, qui a lamentablement échoué dans sa mission de consolidation de la cohésion sociale et de développement du pays, malgré les moyens énormes dont elle disposait.
L’Appel du Président Zéroual à une alternance immédiate doit être soutenu par Tous et entendu par ses destinataires, qui pratiquent la politique de l’autruche.
Alilou
Conflit de générations :
Pour pouvoir parler le même langage que les Obama, Sarkozy, Zapatero, Brown, Chavez, Morales, Al Assad, Abdallah II ou M6, lorsqu'il les rencontrera, le prochain Président algérien doit impérativement être de leur génération et non pas de celle de leurs défunts parents.
Sinon, notre pays continuera à vivre à l'ère des dinosaures anachroniques et exotiques, mal entendu et mal entendant.
C'est pour cela que l'appel à la raison, lancé par le Président Zeroual au Président Bouteflika pour qu'il mette un frein à son ambition aveugle, à sa cupidité et à son obstination suicidaires, est opportun.
Si Bouteflika continue à pratiquer la fuite en avant, un "Conseil des Sages" devrait le convaincre de placer les intérêts supérieurs du pays avant les siens et ceux de son clan et de cesser de se livrer une gesticulation improductive au sujet de ce qui s'est passé en Mauritanie et en Guinée où des patriotes ont répondu à l'appel de leurs peuples respectifs pour corriger, avec leur soutien, les torts et préjudices qui leur ont été causés par des classes politiques prédatrices.
En tout état de cause, le putsh institutionnel commis chez nous le 12 Novembre 2008 n'a vraiment rien à envier à ce qui s'est passé dans ces deux pays, bien au contraire.
B.A.